La COP29, tenue à Bakou, s’est achevée dans la nuit du 23 au 24 novembre 2024 avec un nouvel accord international sur le climat. Cette édition s’est déroulée dans un contexte climatique critique, alors que 2024 menace de devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.
📊 Un marché mondial des crédits carbone sous supervision de l’ONU
L’accord prévoit la création d’un marché global des crédits carbone supervisé par les Nations Unies. Les porteurs de projets devront dorénavant :
Rendre compte des impacts environnementaux et sociaux négatifs de leurs initiatives.
Présenter des solutions pour réduire ces impacts.
Expliquer clairement comment leurs activités contribuent aux Objectifs de Développement Durable (ODD).
Cette mesure vise à renforcer la transparence et l’intégration des enjeux sociétaux dans les projets climatiques.
💵 Triplement des financements pour les pays en développement
Les nations riches se sont engagées à tripler leur soutien financier aux pays en développement. L’objectif est d’atteindre au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 afin de financer :
La transition énergétique.
L’adaptation aux conséquences du changement climatique, telles que les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur.
Les investissements dans les énergies bas carbone.
Malgré cette avancée, de nombreux pays du Sud et des ONG considèrent cette aide comme insuffisante pour faire face aux besoins grandissants.
☝ Participation volontaire des pays non développés
L’accord de Bakou invite — sans obligation — des économies émergentes comme la Chine, Singapour et les États du Golfe à contribuer financièrement. Cette décision a suscité des critiques, les pays occidentaux ayant souhaité des engagements contraignants.
🔺 Soutien prioritaire aux pays les plus vulnérables
Les 45 pays les plus pauvres et les petits États insulaires ont obtenu des engagements financiers prioritaires via des fonds multilatéraux. Une feuille de route pour la COP30 au Brésil est prévue afin de définir une augmentation des dons.
⚠️ Absence d’engagement sur la sortie des énergies fossiles
Malgré les efforts de l’Union européenne, l’accord ne prévoit aucun engagement explicite concernant la sortie des énergies fossiles. Cette question a été bloquée par des pays producteurs comme l’Arabie saoudite, ce qui constitue un recul significatif par rapport à la COP28.
📊 Un pas important mais controversé
Si cet accord marque une avancée notable dans la lutte contre le changement climatique, il demeure insuffisant face à l’urgence climatique mondiale. Les défis restent immenses, et les acteurs doivent renforcer leur ambition collective pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris.
📢 Les prochaines étapes : la COP30 au Brésil
Tous les regards se tournent désormais vers la COP30 qui se tiendra au Brésil en 2025. Cette édition sera cruciale pour clarifier les financements et avancer sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Conclusion : L’accord de Bakou, bien que perfectible, représente une étape essentielle. Il confirme la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour préserver notre avenir climatique.