Devoir de vigilance : Carrefour a déréférencé 177 fermes au Brésil

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🌳🐮 Carrefour prend des mesures pour lutter contre la déforestation en déréférençant 177 fermes d’approvisionnement en bœuf au Brésil.

Plateforme Transparence Forêt

Fin 2023, le distributeur français a lancé la Plateforme Transparence Forêt. Il s’agit d’un « système mondial de gestion publique des alertes dans le secteur de la vente au détail » (source: Novethic). Reconnaissant la déforestation liée à la production de certains produits agricoles qu’il commercialise (huile de palme, cacao, fibre de bois, soja, bœuf), Carrefour a pris des mesures. Cette plateforme rend compte des plans d’actions mis en place pour garantir la conformité sociale et environnementale de sa chaîne d’approvisionnement. Et ce pour chaque produit potentiellement à risque. Elle offre également la possibilité aux acteurs publics de signaler des problèmes. L’ONG Mighty Earth l’a ainsi fait à deux reprises.

Carrefour prend des mesures

Ces initiatives ont permis à Carrefour de détecter 177 fermes brésiliennes qui représentaient un risque fort sur la déforestation. Le groupe a ainsi pu les déréférencer. Le groupe a également demandé à ses fournisseurs d’améliorer la traçabilité de leurs élevages indirects pour garantir leur conformité aux normes environnementales.

Le devoir de vigilance

Les actions de Carrefour répondent aux exigences de la loi sur le devoir de vigilance en France. Ils s’inscrivent ainsi dans la nouvelle directive européenne sur le devoir de vigilance (CSDDD) adoptée par le Conseil de l’Europe (UE) en mars 2024. La CSDDD oblige les grands groupes européens à veiller à la protection des droits humains et de l’environnement dans l’ensemble de leur chaîne de valeur.

Le texte adopté, revu à la baisse par rapport au projet initial, devrait concerner 5 300 entreprises. A savoir, les entreprises de + de 1000 salariés (contre 500 prévu initialement) avec un chiffre d’affaires d’au moins 450 millions d’euros (au lieu de 150 millions).

L’obligation de devoir de vigilance sur l’aval de la chaîne de valeur a été supprimée du texte adopté.

L’adoption de la CSDDD est un signal fort à l’échelle de l’Union Européenne. Elle instaure une responsabilité au niveau des grands donneurs d’ordre pour limiter les risques environnementaux et sociaux chez leurs fournisseurs. De plus, cette directive vient compléter celle de la CSRD qui demande une analyse des risques environnementaux et sociaux de la chaine de valeur.

Ces deux textes auront un impact important sur le rôle des acheteurs.

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Marie Duris

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