L’éco-anxiété n’est plus un phénomène marginal. Pour la première fois en France, une étude menée par l’Observatoire de l’Éco-anxiété (ADEME, Fondation E5T) dresse un état des lieux précis de son impact sur la santé mentale.
Éco-anxiété, éco-lucidité, éco-engagement : ne pas confondre
Avant d’aller plus loin, quelques définitions utiles :
Éco-anxiété : la détresse mentale face aux enjeux environnementaux
L’éco-lucidité : la prise de conscience des enjeux environnementaux
L’éco-engagement : l’engagement dans la transition
Les chiffres-clés de l’éco-anxiété en France
L’étude révèle que chez les Français :
75% ne sont pas, très peu ou peu éco-anxieux
15% sont moyennement éco-anxieux et commencent à ressentir des symptômes : ruminations sur la crise environnementale et ses conséquences, peur de ne pas en faire assez, isolement social, difficulté à dormir et à vivre sereinement
5% sont fortement éco-anxieux
5% sont très fortement éco-anxieux, soit environ 2,1 millions de personnes, et bénéficient d’un suivi psychologique. 1% d’entre eux ont un risque sévère de basculer vers une maladie psychologique, soit 420 000 Français.
Si l’éco-anxiété n’est pas en soi une maladie, elle peut rendre malade.
Qui est touché par l’éco-anxiété ?
Personne n’est épargné par l’éco-anxiété :
Les 25-34 ans sont les plus éco-anxieux, devant les 15-24 ans et les 50-64 ans, et les retraités sont la CSP la moins éco-anxieuse
L’éco-anxiété touche un peu plus les femmes que les hommes
Les Bac+3 sont les plus éco-anxieux et les sans diplômes le moins
Habiter en grande agglomération et en région parisienne accroît l’éco-anxiété.
Un enjeu de santé publique
Face à ces chiffres, l’éco-anxiété devient un enjeu de santé publique à part entière. Elle soulève une question cruciale : comment prévenir ses effets sans minimiser la gravité de la crise écologique ?
Les auteurs de l’étude insistent sur un point : les éco-anxieux sont souvent éco-clairvoyants. Informés, lucides, ils connaissent les gestes à adopter pour un mode de vie plus résilient.
Une des piste proposée est donc de réussir à transformer l’énergie négative en énergie positive pour la mettre au service de la transition environnementale.
Autrement dit passer de l’éco-anxiété à l’éco-action.