L’étiquetage environnemental : un enjeu clé face au greenwashing

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L’étiquetage environnemental un enjeu clé face au greenwashing albacombee

Face à la montée des attentes en matière de durabilité, l’étiquetage environnemental devient un outil clé pour rétablir la confiance. Mais encore faut-il qu’il soit fiable, visible… et conforme.

La DGCCRF – Ministère de l’Économie (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) continue de relever de nombreux cas de greenwashing, ce qui trompe le public et freine l’émergence d’une consommation plus responsable. Dans un contexte où les pratiques de greenwashing persistent, les autorités redoublent de vigilance. Pour les entreprises, il s’agit désormais de conjuguer transparence, conformité et pédagogie.

Des contrôles renforcés sur l’étiquetage énergétique

L’étiquetage énergétique renseigne la consommation et la performance énergétique des produits électroménagers, électroniques et des équipements de chauffage. En 2023, plus de 50 % des points de vente contrôlés par la DGCCRF affichaient des irrégularités sur l’étiquetage énergétique : absence d’étiquettes, visibilité insuffisante ou informations non conformes.

Ce dernier représente pourtant un véritable enjeu pour les entreprises. En effet, 80% des consommateurs sont désormais attentifs aux données environnementales et s’en servent pour orienter leurs achats (ADEME). 

Des mentions floues comme “biodégradable”, “naturel”, “éco-friendly” sans preuve concrète peuvent constituer une pratique trompeuse, avec des sanctions à la clé. En 2024, près de 30% des allégations environnementales posaient problème selon la DGCCRF. Ces mentions, sans preuve ni cadre précis, peuvent constituer une pratique commerciale trompeuse, passible de sanctions.

Évoluer vers plus de rigueur (et en tirer parti)

Les nouvelles obligations ne doivent pas être vues comme un fardeau réglementaire, mais comme une opportunité de se distinguer par une stratégie RSE crédible et solide.

Ce que les entreprises peuvent mettre en place :

  • Pouvoir justifier les informations environnementales affichées

  • Privilégier les labels reconnus comme l’écolabel européen ou NF Environnement

  • Former les équipes aux exigences de conformité et de communication responsable

  • Surveiller l’évolution des réglementations sur l’affichage environnemental et de publicité.

Bonus : l’indice de durabilité, nouvelle boussole produit

Depuis janvier 2025, l’indice de réparabilité a évolué en indice de durabilité. Il intègre désormais trois dimensions :

  • Réparabilité

  • Fiabilité

  • Évolutivité

Applicable dès aujourd’hui aux lave-linges et téléviseurs, il s’étendra progressivement à d’autres catégories. Pour les entreprises, c’est un nouveau terrain d’innovation produit… et de fidélisation client.

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Faustine Joly

RSE Conseil, communication et formation