Alimentation durable et Greenwashing : ce que révèle la DGCCRF

Alimentation durable et Greenwashing : ce que révèle la DGCCRF
Alimentation durable et Greenwashing : ce que révèle la DGCCRF

Alimentation durable et greenwashing, la DGCCRF a publié le bilan de sept campagnes de contrôle menées en 2024 et 2025. Elles ont porté sur 6 500 professionnels, de l’agriculture biologique à la restauration collective. Le taux d’anomalies atteint 15,5%, contre 25,8% en moyenne pour l’ensemble des enquêtes de l’administration. Le résultat est plutôt rassurant, mais il appelle à rester vigilant.

Injonctions, procès-verbaux et avertissements de la DGCCRF

Les contrôles ont donné lieu à 800 injonctions de mise en conformité, 170 procès-verbaux pénaux transmis au Parquet et 1 100 avertissements pédagogiques. Quatre situations reviennent régulièrement.

Des alternatives végétales mal étiquetées

Sur 200 professionnels contrôlés en 2024, 19% ont fait l’objet de suites correctives et répressives. La DGCCRF a par exemple retoqué une boisson au soja qui annonçait l’absence de conservateur alors qu’elle en contenait, ou encore une barre végane qui mentionnait du lait d’amande absent de la recette.

Obligation de proposer de l’eau potable gratuite non respectée

En 2025, près de la moitié des 800 restaurants contrôlés ne respectait pas l’obligation de proposer de l’eau potable gratuitement et d’en informer les clients. Le réemploi de la vaisselle, lui, est largement appliqué.

Les cantines et le bio

La loi Egalim impose 50% de produits labellisés, dont 20% de bio, en restauration collective. Sur plus de 600 établissements, 11% ont fait l’objet de corrections ou de sanctions. Certains plats étaient annoncés bio alors qu’ils ne l’étaient pas. Un fournisseur a reçu une amende de 60 000 euros.

L’agriculture biologique et les labels

Plus de 15% des 4 800 professionnels du bio contrôlés ont fait l’objet de suites correctives et répressives. Un rayon boucherie d’une grande surface affichait par exemple le logo bio sans qu’aucune barquette ne soit issue de cette filière. Sur les fruits, légumes et vins, 10% des 460 contrôles ont conduit à des corrections, notamment sur les mentions « sans pesticides », « HVE » ou les labels privés.

Ce que l’enquête de la DGCCRF sur l’alimentation durable et le greenwashing change pour les entreprises

La plupart de ces écarts relèvent d’allégations non justifiées plus que d’une volonté de tromper. Or toute revendication environnementale doit pouvoir être prouvée, y compris lorsqu’elle vient d’un fournisseur. La DGCCRF recommande donc de demander des justificatifs et de relire avec soin menus, étiquettes et supports de communication.

Le cadre se durcit aussi. Au niveau européen, une directive prévoit que les labels de durabilité soient certifiés par un tiers indépendant. Les labels internes ou « maison » devront donc être revus.

Sécuriser ses allégations environnementale, une démarche RSE contre le greenwashing

Pour une PME ou une ETI, la conformité des allégations environnementales s’inscrit dans une politique RSE cohérente. Quelques réflexes aident : recenser les mentions utilisées, rassembler les preuves associées, formaliser la relation avec les fournisseurs et former les équipes achats, qualité et marketing.
Albacombee, certifié Qualiopi dans la catégorie actions de formations, accompagne les entreprises sur ces sujets, par du conseil en RSE comme par des formations. L’objectif est de rendre la communication environnementale fiable, durable et facile à justifier.

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Marie Duris

Albacombee