Et si un indice de la coopération améliorait les performances de l’entreprise

indice de coopération en entreprise
indice de coopération en entreprise

En vingt ans, le temps consacré aux activités collaboratives a progressé de plus de 50 % dans les organisations. La coopération reste pourtant un capital fragile. C’est l’enseignement d’une étude de Cog’X et Bartle, relayée par Les Echos, qui posent les jalons d’un indice de la coopération.

Un indice pour mesurer la coopération

Cog’X et Bartle ont créé un « indice de la coopération ». Il repose sur l’étude de 1 200 collaborateurs, répartis en 171 équipes, dans trois organisations : EDF, la région Bourgogne-Franche-Comté et Bartle. 

Premier constat : la valeur collaborative est très concentrée. Dans la plupart des organisations, 20 à 35 % de cette valeur reposent sur 3 à 5 % des collaborateurs. La coopération fonctionne bien dans l’équipe, beaucoup moins entre équipes voisines : les silos commencent là.

Puis, au sein d’une même équipe il faut savoir repérer les signes : si les membres d’une équipe se parlent moins, c’est que la communication diminue. Or la communication est la première composante de la coopération. La 2e est le respect des délais.

Coopération, bien-être au travail et performance

La coopération explique 40 % des liens sociaux tissés en entreprise, 25 % de l’engagement et 27 % de la satisfaction au travail. Elle sert donc la performance collective comme la qualité de vie au travail.

Encore faut-il en créer les conditions. Sans ressources adaptées, objectifs clairs et temps dédié, demander à chacun de collaborer génère surtout du stress et des conflits. Les managers ont un rôle clé en la matière, mais ils manquent souvent de temps pour le jouer.
La diversité des équipes, un facteur de coopération
Mixité des générations et des genres

Les salariés les plus anciens sont les plus critiques sur la coopération. Pourtant, au sein d’équipes mêlant les générations, ils contribuent aux meilleures performances coopératives. Dans les groupes mixtes, les femmes assument davantage la coordination, la transmission d’information et l’entraide transversale. Ce travail profite au collectif, sans forcément profiter à leur carrière.

La taille de l’équipe est à surveiller. L’idéal se situe entre 7 et 11 personnes. Au-delà, la proximité, la lisibilité des contributions et les échanges informels s’affaiblissent.

Quel rapport entre coopération et démarche RSE ?

Ces résultats font de la coopération un sujet de pilotage, au cœur du volet social de la RSE : qualité de vie et conditions de travail, égalité professionnelle, engagement. Des pistes concrètes sur le sujet ? Suivre la qualité des échanges au sein et entre les équipes, libérer du temps pour les relations de travail, composer des équipes mixtes et de taille raisonnable, reconnaître les contributions moins visibles.

Chez Albacombee, nous accompagnons les entreprises pour créer des environnements de travail coopératifs et performants. 

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Marie Duris

Albacombee