Bientôt un nouvel écoscore textile ?

Bientôt un nouvel écoscore textile - Albacombee
Bientôt un nouvel écoscore textile - albacombee

Un nouvel écoscore textile pour guider fabricants et consommateurs

Le gouvernement français avance dans la transition écologique du secteur textile avec la mise en consultation d’un projet d’arrêté sur l’affichage environnemental des vêtements.

Inspiré du Nutri-Score alimentaire, cet éco-score textile vise à attribuer une note environnementale claire à chaque vêtement. Objectif :

  • Aider les fabricants à piloter leurs efforts d’écoconception.

  • Offrir aux consommateurs une information transparente sur l’impact environnemental de leurs achats, pour des choix plus éclairés.

Un enjeu pour un secteur parmi les plus polluants

L’industrie textile est aujourd’hui l’une des plus polluantes au monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 8 à 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

  •  20% de la pollution mondiale des eaux liée aux traitements chimiques et aux teintures

  • 100 millions de tonnes de textile produites et 92 millions de tonnes de déchets générés chaque année.

La mise en place d’un affichage environnemental obligatoire pourrait transformer en profondeur cette industrie.

Comment fonctionne l’écoscore textile ?

L’évaluation repose sur une analyse du cycle de vie des vêtements, selon le référentiel européen Product Environmental Footprint (PEF).

Cet affichage environnemental sera matérialisé par une note, ou « point d’impact », compris entre 0 et l’infini. Il s’affichera sur un logo en noir et blanc en forme d’étiquette. Plus la note sera élevée, plus le coût environnemental du vêtement sera important. Les critères pris en compte dans le calcul de l’écoscore sont :

  • les émissions de gaz à effet de serre,
  • les atteintes à la biodiversité,
  • la consommation d’eau et d’autres ressources naturelles,
  • la durabilité,
  • les effets des pollutions des milieux et des environnements.

 

Pour renforcer l’exigence, la France a ajouté trois critères spécifiques :

  • Conditions de fin de vie : export hors UE pénalisé
  • Émissions de microfibres : impact sur les océans
  • Durabilité et réparabilité : un frein à la fast-fashion.

 

Qui sera concerné par ce nouvel écoscore textile ?

Ce dispositif, public et encadré par des règles communes, s’adresse aux producteurs et aux distributeurs pour encourager et valoriser leurs efforts d’éco-conception. 

Certaines enseignes comme H&M, KIABI, Monoprix, Petit Bateau et 1083 ont d’ores et déjà contribué à son développement.

Share:

Faustine Joly

RSE Conseil, communication et formation