COP 16.2 : Un tournant décisif pour le financement de la biodiversité

Cop 16.2 Un accord pour financer la protection de la biodiversité - Albacombee
Cop 16.2 Un accord pour financer la protection de la biodiversité. 1 albacombee

En février 2025, un nouvel élan a été donné à la protection de la biodiversité mondiale. Après l’impasse de la COP16 de Cali, la session exceptionnelle COP 16.2 organisée à Rome a permis de trouver un accord international sur le financement de la biodiversité.

L’urgence : une biodiversité en chute libre

D’abord, rappelons les chiffres clés. Ils parlent d’eux-mêmes :

  • 73 % des populations de vertébrés sauvages ont disparu en à peine 50 ans.
  • Un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction.
  • Les 3/4 des insectes et des oiseaux ont disparu en 30 ans.
  • Les écosystèmes perdent leur capacité à absorber le CO2, accélérant le changement climatique.

Face à ce constat alarmant, la communauté internationale s’est fixée des objectifs ambitieux pour inverser la tendance.

2022 – COP15 et le cadre Kunming-Montréal : des engagements clairs

Adopté en 2022, le cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal pose les bases d’une réponse internationale structurée : 23 objectifs à atteindre sont fixés. Nous pouvons citer :

2024 – COP16 : un premier échec sur le financement

En novembre 2024, la COP16 organisée à Cali a permis quelques avancées. En témoigne :

  • La création du Fonds Cali, pour le “partage des avantages découlant de l’utilisation de l’information de séquençage numérique sur les ressources génétiques”
  • Une participation plus active des peuples autochtones dans les discussions.

Mais aucun accord sur la façon de mobiliser les 200 milliards de dollars par an d’ici 2030.

2025 – COP 16.2 : un accord pour la biodiversité

C’est à Rome, en février 2025, que 154 pays ont finalement trouvé un terrain d’entente. L’accord prévoit un plan de travail sur cinq ans. L’objectif est de mettre en place un mécanisme financier permanent d’ici 2030.

Les points clés de l’accord :

  • Mobilisation de toutes les ressources disponibles : nationales, internationales, privées et publiques
  • Ouverture des discussions sur l’élargissement de la base des donateurs aux pays émergents
  • Création d’un processus de revue des leviers financiers de la biodiversité pour suivre leur efficacité opérationnelle
  • Adoption de règles et d’indicateurs pour mesurer les progrès collectifs vers les objectifs du cadre Kunming-Montréal.

C’est un signal fort. La communauté internationale s’accorde sur les moyens, et non plus seulement les intentions.

Et maintenant ? Rendez-vous en 2026 pour évaluer les résultats

La COP17 prévue en Arménie en 2026 constituera le premier test de crédibilité de cet accord.

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Faustine Joly

RSE Conseil, communication et formation