L’Europe est le deuxième importateur de produits issus de la déforestation au monde, juste derrière la Chine. Pour s’attaquer à cette question, le Règlement sur la déforestation importée (RDUE) devait entrer en vigueur en fin d’année mais, face aux pressions grandissantes, la Commission de l’UE propose de le repousser d’un an, et avec un délai supplémentaire pour les petites entreprises.
🌍 Le RDUE : un outil clé pour protéger les forêts mondiales
Adopté dans le cadre du Pacte Vert européen, le RDUE impose aux entreprises un système de diligence raisonnée. L’objectif : garantir que la production de certains produits (huile de palme, cacao, café, soja, bois, caoutchouc, bétail) ne contribue pas à la déforestation.
Selon les estimations, cette réglementation pourrait réduire la déforestation mondiale de 10 %. Cependant, sa mise en œuvre implique une reconfiguration massive des chaînes d’approvisionnement.
🚫 Freins et résistances à la mise en œuvre
Malgré son adoption en mai 2023, le RDUE suscite des inquiétudes parmi les États et les entreprises :
- Barrières commerciales internationales : des acteurs comme les négociants en bois américains envisagent d’interrompre leurs exportations vers l’UE, faute de pouvoir fournir les preuves nécessaires à leur origine (Les Echos).
- Impact économique : certains craignent une hausse des coûts pour les consommateurs européens en raison des contraintes supplémentaires imposées.
📋 Des outils prêts pour accompagner les entreprises
La Commission européenne a publié des lignes directrices pour aider les entreprises à se préparer. Ces documents clarifient des termes clés comme « dégradation des forêts » et précisent les obligations de traçabilité. La méthodologie devant servir à classer les pays en fonction des risques de déforestation est aussi parue.
Ces ressources visent à faciliter la transition des acteurs économiques vers une conformité efficace.
🌱 Prochaines étapes : engagement responsable dès maintenant
Tous les outils semblent désormais prêts pour que les entreprises puissent se conformer à cette nouvelle réglementation. C’est maintenant au Parlement et au Conseil européen de valider ou non le report d’application.