Lancement de la première usine de recyclage chimique de plastiques par TotalEnergies

première usine recyclage chimique plastique totalenergies
première usine recyclage chimique plastique totalenergies

La transition vers une économie circulaire s’accélère dans l’industrie plastique. Fin 2025, TotalEnergies a mis en service la première usine française de recyclage chimique des plastiques sur son site de Grandpuits en Seine-et-Marne. C’est une étape importante dans la transformation de cette ancienne raffinerie en « plateforme zéro pétrole », comme la désigne le groupe.

Le projet repose sur un investissement de 100 millions d’euros et prévoit, à terme, une capacité de traitement de 15 000 tonnes de déchets plastiques par an. La montée en puissance est attendue d’ici fin 2026. L’objectif est de valoriser des plastiques jusqu’ici peu recyclés, notamment les films souples, les emballages multicouches et les plastiques contaminés, encore largement dirigés vers l’incinération ou l’enfouissement.

Pour sécuriser l’approvisionnement de l’unité, TotalEnergies s’appuie sur des partenariats structurants avec Citeo et Paprec, deux acteurs clés de la gestion des déchets en France.

La pyrolyse : une technologie pour recycler les plastiques complexes

Le cœur de cette innovation repose sur une technologie développée par Plastic Energy. Le procédé utilisé, la pyrolyse, consiste à chauffer les déchets plastiques à haute température, sans oxygène et sous pression.
Ce traitement thermochimique permet de décomposer les polymères pour produire une huile synthétique. Contrairement au recyclage mécanique, qui atteint ses limites sur les plastiques complexes ou dégradés, le recyclage chimique permet de traiter des déchets jusqu’ici non recyclables.

Transformer les déchets plastiques en matière première circulaire

L’huile synthétique issue de la pyrolyse est ensuite utilisée comme matière première dans les procédés pétrochimiques. Elle se substitue aux ressources fossiles et permet de produire des plastiques recyclés aux propriétés équivalentes à celles du plastique vierge.

Cette qualité est essentielle. Elle rend ces matériaux compatibles avec des usages exigeants, notamment dans les secteurs de l’emballage alimentaire et du médical, où les contraintes sanitaires sont particulièrement élevées.

Le recyclage chimique ne se limite donc pas à une logique de traitement des déchets. Il permet de réintégrer ces matières dans des cycles de production à haute valeur ajoutée, renforçant ainsi la logique d’économie circulaire.

Un nouveau procédé chimique qui présente des limites

Malgré ses promesses, le recyclage chimique présente encore certaines limites. Le procédé reste énergivore et dépend d’une organisation efficace de la collecte et du tri des déchets. Les coûts de production demeurent également supérieurs à ceux des plastiques vierges issus de ressources fossiles.
Ces contraintes rappellent que cette technologie s’inscrit en complément des autres solutions de recyclage. Elle participe à un mix de solutions nécessaires pour traiter l’ensemble des flux plastiques.

Se faire accompagner pour structurer sa démarche RSE

Au-delà de la performance technologique, le projet de Grandpuits envoie un signal fort aux entreprises. L’éco-conception devient un débouché stratégique à prendre en compte et face à ces évolutions, les besoins d’accompagnement se renforcent. Comprendre les nouvelles filières, adapter les choix de matériaux et former les équipes deviennent des points importants auxquels les experts Albaocmbee savent répondre.

Share:

Marie Duris

Albacombee