Un salarié sur trois accompagne aujourd’hui un proche malade, âgé ou en situation de handicap. La 6e édition de l’Observatoire OCIRP Salariés Aidants, réalisée par Viavoice à l’occasion de la Journée nationale des aidants (6 octobre), confirme que le sujet s’installe durablement dans les entreprises.
La France compte plus de 9 millions de proches aidants
Près de huit proches aidants sur dix travaillent, cherchent un emploi ou sont étudiants. Selon le baromètre, la part des salariés aidants est passée de moins de 20% à environ un tiers en cinq ans. Le vieillissement de la population, les maladies chroniques et le manque de professionnels de l’aide à domicile expliquent cette hausse.
Être proche aidant a des effets sur la santé mentale et le travail
Une charge qui ne s’arrête jamais
99 % des salariés aidants continuent de s’inquiéter en dehors des temps d’aide. Près de la moitié rencontrent des difficultés de santé mentale, contre 25 % des salariés en général. Et 68 % se sont sentis épuisés mentalement au cours des douze derniers mois.
Le présentéisme, un point d’attention
55 % des aidants sont présents au travail, mais l’esprit occupé par leur rôle d’aidant. La situation de ces salariés concerne directement la politique de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) de l’entreprise mais aussi la prévention des risques psychosociaux et le fonctionnement des équipes.
Des leviers concrets pour les entreprises et soulager les salariés aidants
60 % des aidants qui ne se sont pas déclarés le feraient si un dispositif de soutien existait. Beaucoup craignent un effet sur leur carrière. L’étude relève aussi un décalage entre les DRH et managers d’un côté et les salariés de l’autre. Plusieurs pistes recueillent toutefois un large soutien :
- la sensibilisation et la formation (69 % des aidants, 83 % des DRH, 88 % des managers) ;
- une plateforme d’accompagnement personnalisé (72 % des aidants) ;
- un accord collectif de branche ou d’entreprise (74 %) ;
- une prévoyance collective dédiée aux aidants (76 %).
Côté partenaires sociaux, 92 % se disent favorables à un accord national interprofessionnel. Celui-ci pourrait aboutir à un statut de salarié aidant. Les accords de branche progressent déjà : « Onze ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement suivie en 2019 de l’obligation de négocier sur l’articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants, la veille menée par l’Ocirp et l’Institut 4.10 montre que le nombre d’accords collectifs de branches augmente. » peut-on lire dans Les Echos.
Les salariés aidants, un sujet pleinement RSE
90 % des managers et 80 % des DRH interrogés estiment que le soutien aux aidants doit être un critère RSE. Le thème relève du pilier social : santé et sécurité, égalité des chances, dialogue social. Il trouve sa place dans une politique RSE, un reporting extra-financier ou une démarche QVCT.
Par où commencer pour accompagner ses salariés aidants ?
Un état des lieux suffit souvent pour démarrer : combien de salariés sont concernés et quels sont leurs besoins. On peut ensuite former les managers, communiquer auprès des équipes, puis structurer un accord ou un dispositif.
Chez Albacombee, cabinet de conseil et organisme de formation certifié Qualiopi, nous formons vos équipes pour favoriser leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.